© 2022-2026 Frédéric-Georges Roux — Cette page fait partie de l’ouvrage « Et si nos forêts ne brûlaient plus ? » — Copyright et conditions d’utilisation
J’ai été confronté aux grands incendies des forêts varoises :
- celui des Mayons en 1979,
- celui de Collobrières en 1990 qui s’est terminé dans ma propriété des Baumes quand le vent a décidé de souffler dans l’autre sens,
- ceux de la dernière grande année noire de 2003,
- ceux de 2017 qui ont conduit François de Canson, maire de La-Londe-les-Maures à déclarer « La guerre du feu »,
- celui de 2021 à Gonfaron qui, a ravagé 6.832 hectares à lui seul, alors que les 71 autres feux de végétation varois n’ont parcouru que 16 hectares dans toute l’année 2021.

J’ai alors décidé d’écrire un livre avec deux objectifs en tête :
- Faire un travail suffisamment sérieux pour mettre noir sur blanc un texte synthétique et pédagogique rassemblant le maximum de ce que j’avais découvert et appris durant mes quelques années de propriétaire forestier varois impliqué sur un sujet aussi brûlant que celui des incendies de forêts,
- Exprimer ma certitude que les feux de forêts ne sont pas une catastrophe naturelle insurmontable dont la tendance ne pourrait être que croissante dans un monde où le climat se réchauffe, en mettant clairement en lumière qu’il ne devrait pas être bien difficile de renverser cette tendance et de viser l’éradication rapide de presque tous les départs de feux de végétation, car plus de 95 départs de ces feux sur 100 sont dus à la maladresse ou à la bêtise humaine.
Il ne m’appartient pas de juger si j’ai atteint mon premier objectif. Ce sera au lecteur de juger.
Pour ce qui concerne le second objectif, j’ai précisé dans les premières pages qu’il était « utopique », mais l’utopie a une vertu : « Elle est une étoile filante que l’on n’atteint peut-être pas mais qui éclaire le chemin. »
Je prévois que le nombre de départs de feux d’origine humaine doit continuer à diminuer et qu’ils seront de plus en plus facilement maîtrisables au fur et à mesure que les nouvelles régions et populations qui auront à y faire face apprendront à les éviter, les détecter, les combattre et les vaincre avant qu’ils ne prennent des proportions trop élevées.
Malheureusement aussi « le pire, c’est qu’on n’a pas encore vu le pire » (Stephen King) et il est hélas certain que nous connaîtrons un jour un feu de forêt en France qui battra le record actuel, qui sera lui-même battu plus tard, et ainsi de suite.
Mais si grâce à ce livre, à ceux qui l’auront lu, ou surtout à ceux qui n’ont et n’auront pas besoin de le lire pour faire et faire faire ce qu’il faut, on parvient à éviter une grande partie de ces 95 % de départs dus à l’Homme, alors nos soldats du feu, dont la compétence et l’efficacité ne font que s’accroître avec l’expérience et la technologie, seront largement plus à l’aise pour vaincre les 5 % résiduels, même si un feu monstre inconnu osait montrer les flammes et ça suffirait à mon bonheur.
Au moment où j’ai rédigé cette page, l’été 2026 n’était pas fini et je me garderai bien de commenter une actualité qui ne fait malheureusement que conforter mes inquiétudes : « Le pire sera toujours devant nous. Les records sont hélas faits pour être battus. »
Frédéric-Georges Roux
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