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Est-il nécessaire de répéter que débroussailler sérieusement les abords de son habitation quand elle est proche d’une forêt est la première des protections à prévoir et à réaliser ?
On peut discuter des heures sur le classement « première », sauf que c’est la seule mesure qui soit « légalement obligatoire ».
Les autres mots de cette phrase restent des principes qui font consensus tant qu’ils restent vagues et qui, pourtant, sont parfaitement précisés dans les textes concernant les OLD.
- Abords = 50 (ou 100) mètres,
- Proche d’une forêt = 200 mètres,
- Débroussailler sérieusement : voir l’arrêté départemental,
- Réaliser : c’est obligatoire (tout au long de l’année).
C’est au propriétaire de la construction de réaliser (ou de faire réaliser) ce débroussaillement selon des règles parfaitement définies.
Il est normal que ce soit à ses frais car c’est pour lui une forme d’assurance pour protéger son bien, au point qu’on peut se demander si les compagnies d’assurances ne devraient pas exclure de toute indemnité un bien sinistré en tout ou en partie par un incendie de forêt si ses abords n’ont pas été correctement débroussaillés dans le respect des prescriptions relatives aux OLD [1].
C’est également une « assurance aux tiers » pour éviter qu’un accident ou une imprudence ne propage un feu à une parcelle boisée voisine.
Or, force est de constater qu’en dépit de tous les efforts d’information, de communication, de démonstration de leur efficacité, de la prise de conscience du risque incendie, des contrôles, de rappels à l’ordre, de mises en demeures et mêmes de sanctions… les OLD ne sont pas suffisamment respectées.
Les raisons principales sont :
- Manque d’information,
- Règles complexes,
- Contraintes perçues ou réellement excessives,
- Coûts.
[1] Il est bien exigé de faire ramoner sa cheminée par un professionnel tous les ans à l’occupant d’un logement chauffé au bois ou au fioul et de pouvoir le prouver.