Cette page introduit la série de chroniques « Le temps de forêts : par-delà les préjugés » — © 2026 Christian Pinaudeau
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Christian Pinaudeau est non seulement docteur en droit, mais c’est un forestier de terrain et, qui plus est, un forestier engagé depuis toujours au service des forestiers et de la forêt des Landes de Gascogne, mais aussi de toutes nos forêts de France.
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Christian Pinaudeau a été pendant 40 ans, de 1977 à 2017, secrétaire général du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest (SYSSO) qui rassemble sur trois départements (la Gironde, Les Landes et le Lot-et-Garonne) près de 6 000 adhérents représentant plus de 65 % de la forêt privée.
À ce titre, il a créé :
- l’Association « Apprentissage Ouvrier Forestier » ai lycée professionnel de Sabres, Landes,
- l’Association « Formation à la Gestion Forestière (FOGEFOR) » à la Maison de la Forêt de Bordeaux,
- le « Master Forêt et Développement Durable » à l’Université de Bordeaux.
Sur le plan international il a été le fondateur :
- de Forexpo (ex-Biennale de la Forêt de Gascogne, devenue en 1990 le Salon Européen de la Sylviculture et de l’Exploitation Forestière),
- de l’USSE en 1989 (Union des Sylviculteurs du Sud de l’Europe, dont il fut le secrétaire général de 1989 à 2017.
Il est l’auteur du livre « Échec aux feux de forêt » (L’Harmattan, 2020), issu de la thèse sur la gouvernance de la filière forêt et la gestion des risques d’incendies qu’il a soutenu à l’Université de droit et sciences politiques de Bordeaux, où il décrit les batailles concernant le financement de la DFCI dans les années 1970 entre les propriétaires sylviculteurs, le département des Landes et l’État. Les contentieux qui s’en suivirent ont clarifié les missions de chacun : les décisions du Conseil d’État en 1990 ont évité que les propriétaires forestiers paient une taxe au profit des SDIS et rappelé que les services de secours exercent leur mission dans l’intérêt général de la population. Il démontre aussi la corrélation presque parfaite entre les départs de feux, l’urbanisation et la circulation des populations. Il établi ainsi que les risques ne sont plus d’origine forestière : leur augmentation est liée à l’augmentation de la pression sociale sur les milieux forestiers. Il souligne enfin que la prévention – la DFCI – doit être la priorité. La multiplication des moyens de lutte n’étant pas infinie. Par ailleurs, nombre de ses propositions sont faites en faveur de la protection des forêts.