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Vous voilà arrivé à la fin de cet ouvrage. Je vous remercie du temps que vous avez consacré à le lire ou même à seulement le feuilleter.
Si vous pensez qu’il peut présenter un quelconque intérêt, n’hésitez pas à le faire savoir autour de vous. Plus nous serons nombreux à prendre conscience que les incendies de nos forêts sont une catastrophe, loin d’être naturelle, que l’on peut peut-être éviter car l’homme, qui est aujourd’hui à l’origine de plus de 90 % des départs de feux, devrait pouvoir être éduqué et contrôlé, moins il devrait y avoir de feux naissants. Et sans départ, pas d’incendie à craindre ni à combattre.

Si nous supprimions d’abord 10, puis 20, puis 50 % des départs de feux d’origine humaine, ce seraient 10, puis 20, puis la moitié des incendies de forêts que nos moyens humains et aériens auraient en moins à combattre.
L’évolution de nos climats, que nous ne parviendrons probablement jamais à maîtriser, du moins avant plusieurs dizaines d’années, amplifie les périodes d’intense sécheresse. Le vent se charge ensuite de propager les flammes au combustible ligneux, nos forêts, dont nous avons bien besoin pour absorber le gaz carbonique, refroidir l’atmosphère en transpirant et en recyclant l’eau dans les nuages, pour filtrer l’eau forestière et freiner les ruissellements, mais aussi pour accueillir la biodiversité animale et végétale, sans oublier la production de bois dont la valeur économique et écologique est incontestable.
Il me semble également nécessaire de rappeler que les forêts françaises ne sont pas un « bien commun », mais un bien dont leur propriétaire (privé pour les trois quarts et public pour l’autre quart), appelé sylviculteur, a la charge, notamment financière, de les gérer (et donc de les exploiter pour financer cette gestion) en étant soumis à de nombreux règlements et contraintes : le code forestier, les schémas régionaux de gestion sylvicole (SRGS), le code de l’environnement…
La balle est dans votre camp.
Frédéric-Georges Roux