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Le sylvopastoralisme ne relève pas à proprement parler du thème interface habitat-forêt mais, avant de quitter le domaine des coupures agricoles, il m’a semblé souhaitable d’en dire quelques mots.
Nous n’aborderons ici que le côté relatif aux incendies de forêt, laissant à d’autres le soin de traiter des aspects liés à l’élevage, consistant à faire pâturer la forêt par le bétail pour exploiter les ressources fourragères spontanées poussant sous les arbres ou à créer des éclaircies conduisant à une mise en valeur des arbres et à la production de bois [1].
L’avantage principal sous l’angle incendie est la réduction de la biomasse combustible (débroussaillement) :
- diminution du nombre de rejets sur les souches,
- nettoyage des branches basses et du sous-étage,
- ainsi qu’une présence humaine [2] en forêt (surveillance, dissuasion et détection d’éventuels départs de feux).

En revanche une pression de pâturage trop importante peut mettre en péril la régénération d’un peuplement. Pour préserver la régénération, plusieurs techniques peuvent être utilisées :
- mise en défens jusqu’à ce que les semis ou rejets soient affranchis de la dent du bétail,
- pâture en dehors de la période de végétation (hiver, automne, début du printemps) afin que les animaux ne consomment pas les jeunes semis ou rejets,
- régulation du nombre d’animaux à l’hectare présents à un instant donné,
- surveillance permanente du berger, notamment dans le cas des caprins dont la dent est une « plaie » pour l’écorce.
[1] Les puristes ont tendance à distinguer le mode « parcours boisé » à dominante pastorale du mode « forêt pâturée » à dominante sylvicole.
[2] On nous fera grâce des risques de mises à feu accidentelles (ou volontaires) traditionnellement attribuées aux bergers.