© 2022-2026 Frédéric-Georges Roux — Cette page fait partie de l’ouvrage « Et si nos forêts ne brûlaient plus ? » — Copyright et conditions d’utilisation
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En résumé, s’il n’y avait que trois choses à retenir :
- D’abord, c’est la loi : son respect est « obligatoire » et les surfaces soumises aux OLD doivent être « maintenues débroussaillées » en permanence (et pas seulement à partir du mois de juin).
- Ensuite, il est indispensable que les dispositions des arrêtés préfectoraux qui en précisent les modalités soient appliquées correctement, et donc, que les personnes concernées soient informées et conseillées, que des contrôles soient réalisés et que la cascade d’actions graduées prévues (premier procès-verbal qui, hélas, n’est pas vraiment dissuasif, mise en demeure, amende qui peut alors être dissuasive, exécution d’office à la charge du propriétaire de la parcelle soumise) soient appliquées sans complaisance, mais avec discernement.
- Enfin, la législation est parfois complexe et, par voie de conséquence, difficile à comprendre et à appliquer, car elle cherche à traiter scrupuleusement et équitablement, mais sans y parvenir, tous les cas particuliers, parfois même sans pouvoir trancher entre des dispositions contradictoires telles que celles qui peuvent opposer le code de l’urbanisme ou le code de l’environnement au code forestier [1].
Mais aussi que les OLD :
- sont d’abord destinées à protéger la forêt des maladresses ou de l’inconscience des personnes qui habitent et vivent à sa proximité,
- représentent une « assurance » pour les propriétaires des parcelles qui y sont soumises qu’un éventuel feu de forêt qui s’en approcherait aura moins de chance de détruire leurs constructions et qu’ils pourront y rester confinés tant que les autorités ne leur auront pas demandé d’évacuer,
- réduisent considérablement la mobilisation des pompiers qui pourront ainsi mieux consacrer leurs moyens à la lutte contre l’incendie de la forêt et ainsi réduire son impact écologique.
[1] Un « glacis » de 10 à 50 mètres de large de part et d’autre d’une voie de circulation ouverte au public traversant une forêt sur 10 kilomètres a un impact définitif sur la gestion sylvicole d’une surface de 20 à 100 hectares. ![]()