FdF-427 En guise de conclusion

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J’avais deux objectifs en tête quand j’ai décidé d’écrire ce livre :

  1. Faire un travail suffisamment sérieux pour mettre noir sur blanc un texte synthétique et pédagogique rassemblant le maximum de ce que j’avais découvert et appris durant mes quelques années de propriétaire forestier privé varois impliqué sur un sujet aussi brûlant que celui des incendies de forêts,
  2. Exprimer ma certitude que les feux de forêts, au moins en France, ne sont pas une catastrophe naturelle insurmontable dont la tendance ne pourrait être que croissante dans un monde où le climat se réchauffe, en mettant clairement en lumière qu’il ne devrait pas être bien difficile de renverser cette tendance et de viser l’éradication rapide de presque tous les départs de feux de végétation.

Il ne m’appartient pas de juger si j’ai atteint mon premier objectif, mais j’ai essayé de faire de mon mieux pour restituer ce que j’ai appris sur le tas et ce sera au(x) lecteur(s) de juger.

Pour ce qui concerne le second objectif, j’ai précisé dans les premières pages de l’ouvrage qu’il était « utopique », mais l’utopie a une vertu : « Elle est une étoile filante que l’on n’atteint peut-être pas mais qui éclaire le chemin ».

Mon utopie est un rêve têtu qui refuse de rester improbable et bien que « Les prévisions soient difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir » comme l’a si bien dit Pierre Dac, je veux prévoir que le nombre de départs de feux d’origine humaine continuera à diminuer et qu’ils seront de plus en plus facilement maitrisables au fur et à mesure que les nouvelles régions et populations qui auront à y faire face apprendront à les éviter, les détecter, les combattre et les vaincre avant qu’ils ne prennent des proportions trop élevées.

Malheureusement, je prévois aussi que le « Le pire, c’est qu’on n’a pas encore vu le pire » (Stephen King) et Il est probable et même hélas certain, que nous connaîtrons un jour un feu de forêt qui battra le record actuel, qui sera lui-même battu plus tard et ainsi de suite.

Mais si, un peu grâce à ce livre, à ceux qui l’auront lu, ou surtout à ceux qui n’ont et n’auront pas besoin de le lire pour faire et faire faire ce qu’il faut, on parvient à éviter une grande partie des 95% de départs de feux dus à l’Homme, alors nos soldats du feu, dont la compétence et l’efficacité ne font que s’accroitre avec l’expérience et la technologie, seront largement plus à l’aise pour vaincre les 5% résiduels, même si un feu monstre inconnu osait montrer les flammes et ça suffirait à mon bonheur.

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