FdF-510d Contribution « Forêt et Urbanisme » (novembre 2017)

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En novembre 2017, dans le cadre d’un groupe de travail « Forêt & Urbanisme » constitué sous l’égide du Conseil départemental du Var, j’ai rédigé une contribution [1] sous-titrée « Prendre en compte le risque incendie de forêts dans les documents d’urbanisme ».

Construit sur le modèle d’un rapport de Conseil [2], ce document de 52 pages commençait ainsi :

Si les départs de feux sont rarement dus à des causes « naturelles » (moins de 4 % en ce qui concerne la foudre), les incendies de forêts font partie des risques « naturels » majeurs, notamment dans le département du Var où les 153 communes sont « forestières » et toutes soumises à ce risque, auquel les conditions climatiques (température, sécheresse, vent) et leur évolution projetée donnent une ampleur face à laquelle les secours ont du mal à lutter efficacement pour le circonscrire, le fixer, et s’en rendre maître.

L’objectif principal du présent document est de se concentrer sur la problématique des incendies de forêt sous l’angle des documents d’urbanisme et notamment sur la vision qu’en ont les propriétaires forestiers (tant privés que publics car les feux ne connaissent pas les limites administratives) : constats, souhaits, recommandations et propositions.

Destiné en priorité aux membres du groupe de travail, mais aussi aux partenaires habituels de Fransylva 83 à qui nous ne ferons pas l’injure d’imaginer qu’ils en ont besoin pour apprendre quelque chose de nouveau sur la forêt, l’urbanisme et les incendies, ce document synthétique vise aussi un public plus large, notamment celui des élus, des bureaux d’études et des journalistes, qui n’a pas nécessairement la vision complète de la problématique des incendies de forêts, de leurs causes, des risques et de leurs conséquences, ni celle des propriétaires forestiers et des sylviculteurs qui en sont victimes et dont l’expérience rend légitimes leurs souhaits et recommandations.

Nous demandons aux experts de pardonner le niveau élémentaire de nos propos en espérant que notre démarche que nous voulions pédagogique leur facilitera la tâche quand il s’agira de faire passer certains messages aux décideurs

La plupart des choses existent. Mais elles sont mal connues, mal interprétées, mal ou insuffisamment mises en œuvre. Il conviendra de les expliciter, de les diffuser, de les appliquer ou de les faire appliquer et éventuellement de mieux contrôler et sanctionner les contrevenants. Il conviendra parfois de les aménager, de les compléter, de les renforcer. Enfin, il faudra peut-être en créer de nouvelles, ce qui impliquera des études, des discussions, de la concertation, de l’expérimentation, puis de la mise en œuvre (réglementation, communication, formation, contrôle, sanctions…)

J’avoue humblement que ce travail n’a pas servi à grand-chose. Sans doute que sa diffusion est restée plus que confidentielle à un niveau d’experts auquel il n’a rien apporté de nouveau et qu’il n’a donc pas atteint la cible des décideurs qui auraient pu en tirer un profit direct pour leur visibilité et leur carrière d’abord, et pour la société et les forêts par ricochet collatéral.

Les nombreuses réunions de la CDPNAF du Var où nous avons examiné des dizaines de PLU des communes forestières dont j’étais membre jusqu’en 2021, ont mis en évidence que le risque incendie de forêt, et même la forêt tout court, n’avaient pas l’heur d’être un sujet de préoccupation majeur, à part les tartiner d’EBC, ni pour les bureaux d’urbanisme, ni pour les élus qui faisaient appel à leurs compétences et à leur art du copier/coller.

Je devrais en toute honnêteté moduler ces propos car, à force d’intervenir et de me répéter dans ces commissions et autres réunions, je dois reconnaitre que j’ai constaté une légère évolution positive.

Le feu de Gonfaron d’août 2021 a certainement contribué à une prise de conscience que si on ne s’en préoccupe pas, les pins brûlent. Les vagues de chaleur de l’été 2022 et les incendies de Gironde et d’ailleurs en France pourraient, hélas, aider à en remettre une couche. Souhaitons pourtant que de tels sinistres ne se reproduisent pas trop fréquemment, même si leur absence fait retomber la pression.

[1] http://fransylva-paca.fr/wp/wp-content/uploads/2018/01/2017-11-29-PLU-et-risque-incendie.pdf
[2] J’ai dirigé pendant plusieurs années les activités de Conseil d’une grande société de services internationale et, de 1978 à 2007, j’ai effectué personnellement de nombreuses missions de conseil en tant qu’Ingénieur Conseil indépendant.

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