FdF-520 Les grands feux de l’été 2026

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Rappelons tout d’abord que ces lignes ont été écrites fin août 2026. Il n’est pas possible de disposer des éléments officiels fiables pour les feux de l’année 2026 tant que la base Bdiff ne sera pas alimentée, c’est-à-dire au début de 2027. Je me suis donc limité à des commentaires prudents basés sur les déclarations publiques des autorités qui se sont exprimées en temps réel et dans le feu de l’action en recommandant au lecteur de se référer au contenu des rapports de retour sur expérience (Retex) quand ils seront rendus publics.

À ce jour, on peut constater que l’été 2026, qui n’est pas terminé, a été marqué par des feux de forêt historiques, avec plus de 115 000 hectares brûlés (déclaration officielle qui ne précise pas la part de forêt contenue dans ce chiffre, mais qu’une de mes relations très crédible estime à environ 70 000) et des évacuations massives dans plusieurs départements, ce qui en fait l’une des saisons les plus destructrices depuis 1949.

L’été a été exceptionnellement sec et chaud, favorisant la propagation rapide des incendies. Depuis le début de l’année, la France a enregistré plus de 8 000 départs de feu et environ 25 000 hectares brûlés dès janvier, avec une intensification spectaculaire en juillet et août. Les incendies ont touché particulièrement le sud-ouest (Gironde, Landes, Pyrénées-Orientales), mais des départs de feu ont également été signalés en Bretagne, dans la Drôme et, le Var sans oublier la forêt de Fontainebleau.

Je traiterai en détail dans les sections qui suivent les trois sinistres principaux qui ont fait la Une des médias de l’été :

Ma conclusion, qui nécessite d’avoir lu les sections décrivant ces trois grands incendies, tous provoqués « accidentellement » lors de travaux réalisés par des « professionnels », est globalement la suivante.

S’il y a eu de nombreux feux médiatisés durant l’été caniculaire de 2026, celui (ou ceux) de Fontainebleau n’a rien eu de vraiment exceptionnel, pas plus que celui du Var, mis à part la durée de la lutte rendue complexe par le terrain et les conditions climatiques. Seul celui de Saumos — qui n’aurait parcouru que 37 500 hectares de forêt — peut, à la rigueur, 77 ans après celui de 1949, être qualifié médiatiquement de « mégafeu » [1].

L’été 2026 a beau avoir battu un record de chaleur et connu un feu d’exception, il convient de rappeler que ce n’est pas la température qui fournit l’étincelle. Souvent présumée coupable, force est de reconnaître son innocence :  elle n’en a allumé aucun.

Mais les nombreux sinistres de l’année méritent évidemment de réfléchir et de prendre des décisions politiques et stratégiques pour faire face, à l’avenir à des circonstances similaires qui risquent de se reproduire.

[1] Ce terme est employé dans les pays ¾ USA, Canada, Australie, Sibérie… ¾ qui connaissent des feux de très grande ampleur (plusieurs centaines de milliers d’hectares), trop puissants et incontrôlables où, en général, les pompiers n’interviennent pas et les laissent courir, alors que nos pompiers français (et européens) ne les lâchent pas et se battent jusqu’à ce que, finalement, ils en reprennent le dessus.

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