FdF-224 Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Note de lecture : cette section concernant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est complétée par trois pages spécifiques qu’il est suggéré de lire dans l’ordre après avoir pris connaissance du contenu de la présente section :

La région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont le périmètre administratif n’a pas changé lors de la dernière réforme de 2015, comprend six départements.

La forêt couvre :

  • 50 % des Alpes-de-Haute-Provence, soit 340 000 sur 693 000 hectares,
  • 34 % des Hautes-Alpes, soit 189 000 sur 555 000 hectares,
  • 52 % des Alpes-Maritimes, soit 225 000 sur 430 000 hectares,
  • 21 % des Bouches-du-Rhône, soit 108 000 sur 509 000 hectares,
  • 58 % du Var, soit 348 000 sur 597 000 hectares,
  • 37 % du Vaucluse, soit 132 000 sur 357 000 hectares,

soit 1 591 000 hectares boisés, 51 % des 3 141 000 hectares de la région.

Sur la période 1973-2021 (49 années) on a recensé 10 021 incendies de plus de 1 hectare qui ont parcouru 321 408 hectares de forêts et de maquis, soit en moyenne 32 hectares par feu, 4 incendies et 126 hectares brûlés par semaine.

6 600 hectares sont donc partis en fumée chaque année en moyenne. On peut donc estimer qu’en un demi-siècle l’équivalent de 20 % dela surface de la forêt de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur est parti en fumée.

Feux de plus de 10 hectares

Si on se limite aux « grands feux », ceux ayant parcouru au moins 10 hectares, ils sont au nombre de 1 996 (soit 5 % des 39 765 incendies répertoriés, feux de moins de 1 hectare inclus), mais ils ont brûlé 299 874 hectares, soit 92 % de la superficie totale incendiée.

Ces seuls chiffres (5 % et 92 %) permettent déjà de considérer que la détection des départs de feux et la stratégie d’attaque des feux naissants des services de secours, qui interviennent très rapidement, sont globalement particulièrement efficaces dans cette région.

Ce nombre a régulièrement décru depuis une trentaine d’années à un peu moins d’une vingtaine par an. On peut même identifier trois périodes : une soixantaine de feux par an avant 1990, puis environ 30 par an de 1990 à 2010 et 10-15 depuis (en dépit du pic de 2017).

Région PACA : nombre de feux de plus de 10 hectares

Région PACA : nombre de feux de plus de 10 hectares

La surface moyenne brûlée pour chacun de ces « grands feux » est d’environ 150 hectares, ce qui démontre, si besoin était, qu’ils deviennent difficile à fixer s’ils ne sont pas attaqués dans un temps très court, en raison, soit des conditions climatiques (chaleur, sécheresse et surtout vents violents), soit des contraintes topographiques (accès, vallées, manque de pistes DFCI), soit de la densité des habitations (mitage des collines boisées) souvent mal débroussaillées qu’il est prioritaire de protéger.

Région PACA : surface brûlée par les feux de plus de 10 hectares

Région PACA : surface brûlée par les feux de plus de 10 hectares

Ces 1 996 feux ont brûlé en moyenne 6 100 hectares par an, mais cette moyenne sur les 49 années est peu significative car pendant les 20 premières années la surface brûlée annuellement a présenté 4 pics de 16 à 35 000 hectares pour se stabiliser vers 2 000 hectares, mis à part le pic de l’été 2003, les 5 feux d’environ 1 000 hectares de 2016-2017 et le feu de Gonfaron d’août 2021 qui, à lui seul, a parcouru 6 832 hectares.

Les grands feux (plus de 500 hectares)

Il y a eu 118 très grands feux de plus de 500 hectares (0,3 % du total) sur la période 1973-2021, dont six petits mégafeux de plus de 5 000 hectares, qui ont parcouru 192 758 hectares, soit 59 % de la superficie totale brûlée. La superficie moyenne de chacun de ces « très grands feux » est d’environ 1 600 hectares.

Région PACA : Feux de plus de 500 hectares

Région PACA : Feux de plus de 500 hectares

Sur la période 1973-2021 il y a eu huit feux de plus de 4 000 hectares qui ont parcouru 54 907 hectares, soit 6 863 en moyenne.

Sept d’entre eux se sont produits dans le Var, et même seulement dans le massif des Maures, le huitième au nord de la Montagne Sainte-Victoire dans les Bouches-du-Rhône.

Région PACA : Principaux feux (1973-2021)

Région PACA : Principaux feux (1973-2021)

Les deux plus importants sont survenus en 1990, « l’été noir », pendant lequel 26 347 hectares de forêts ont brûlé dans le seul département du Var, dont 21 180 à l’occasion de ces deux incendies de 11 580 et 9 600 hectares [1].

Résidant personnellement dans le massif des Maures, je les ai tous vécus, en 1979, en 1990 (celui de Collobrières s’est arrêté au bout d’une quinzaine de jours dans ma propriété des Baumes quand le vent a tourné et privé le feu de combustible frais [2]), en 2003 et en 2021.

J’aurais l’occasion de revenir plus en détail sur au moins trois de ces feux dans la section consacrée à quelques grands incendies.

Causes des feux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur

3 868 incendies dont les causes ont été identifiées sont concernés pour cette région. Ils ont parcouru 102 945 hectares, soit 32 % de la surface brûlée par tous les feux répertoriés de plus de 1 hectare.

Région PACA : Causes des départs de feux (nombre et surface brûlée)

Région PACA : Causes des départs de feux (nombre et surface brûlée)

Les feux dus aux travaux professionnels sont les plus nombreux (38 %), ils ne sont responsables que de 17 % des surfaces brûlées alors que les feux dus à la malveillance qui ne sont que 28 % du total ont brûlé 43 % des surfaces.

Région PACA : Causes des départs de feux (pourcentage du nombre et des surfaces)

Région PACA : Causes des départs de feux (pourcentage du nombre et des surfaces)

Ce sont surtout les différences entre les départements qui interpellent :

  • Comment expliquer que dans les Hautes-Alpes 16,9 % des feux soient attribués à la foudre alors que la moyenne est seulement de 5,1 %, ou que seulement 2,6 % des surfaces brûlées soient dues à la malveillance alors que la moyenne est de 42,6 % ?
  • Comment expliquer que 37,5 % des surfaces brûlées dans les Alpes-Maritimes soient attribuées à la foudre alors que la moyenne est de 6,1 % ?
  • Comment expliquer les 61,8 % des surfaces brûlées par des feux dus à des travaux exécutés par des professionnels dans les Hautes-Alpes quand la moyenne est de 16,5 % ?
  • Comment expliquer que dans le Vaucluse les feux dus à des travaux de particuliers aient brûlé 43,5 % des surfaces alors que la moyenne est de 17,3 % ?

Il est nécessaire d’analyser ces disparités pour chacun des six départements en se concentrant sur les grands feux ayant parcouru plus de 10 hectares.

Nombre de départs de feux par département [3]

Note : Attention, les échelles (axe des ordonnées) sont différentes. Voir note [3]

Région PACA : Nombre de départs de feux (04, 05, 06 et 13)Région PACA : Nombre de départs de feux (83, 84) et 13)

Région PACA : Nombre de départs de feux par département

On notera également le petit nombre des départs de feux de plus de 10 hectares dans le Vaucluse et dans les Hautes-Alpes depuis 30 ans (en général moins de 2 par an).

Le graphique ci-dessous présente les mêmes informations mais avec une échelle en ordonnée identique pour les 6 départements de la région.

Région PACA : Nombre de départs de feux par département (échelle commune)

Région PACA : Nombre de départs de feux par département (échelle commune)

À part les Alpes-Maritimes (nombre de feux annuels beaucoup plus élevé et plusieurs pics supplémentaires en 1973, 1981, 1985, 1997, 1998, 1999 et 2002), les profils des autres courbes sont similaires, avec plus de feux dans les Bouches-du-Rhône, puis dans le Var, le Vaucluse (deux petits pics en 1979 et 1989), les deux départements alpins présentant des courbes très plates avec un faible nombre de feux.

Région PACA : Nombre de départs de feux (Var et Bouches-du-Rhône)

Région PACA : Nombre de départs de feux (Var et Bouches-du-Rhône)

Il est manifeste que les feux de forêts dans les Alpes-Maritimes ont eu une fréquence particulière. La similitude singulière entre le Var et les Bouches-du-Rhône, dont les caractéristiques forestières et urbaines sont pourtant très différentes, est frappante.

Feux d’hiver/feux d’été

Il est traditionnel de considérer que l’été est la « saison des feux », or, un rapide survol des données détaillées des feux dans les Alpes-Maritimes faisait apparaître de nombreux feux dans les mois d’hiver.

Un travail un peu complexe (car ce n’est pas possible d’interroger directement Prométhée sur de tels critères) m’a conduit à comparer le nombre de départs de feux en « hiver » avec le nombre de départs de feux pendant la saison « d’été ».

Au cours de la période 1973-2021, on a répertorié sur l’ensemble des 6 départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur 17 320 départs de feux en hiver (octobre à mai) et 18 882 feux d’été (juin à septembre). Si on ne prend en compte que les feux ayant parcouru au moins 1 hectare, on en compte 5 248 en hiver, soit plus que les 4 775 feux d’été.

Une analyse par département, limitée pour des raisons de temps aux 1996 incendies qui ont parcouru plus de 10 hectares entre 1973 et 2021 donne les résultats suivants qui sont assez surprenants.

Région PACA : Nombre de départs de feux de plus de 10 hectares en hiver et en été

Si les départs de très grands feux d’été ne représentent que 53 % du total (1 052 sur 1 996) et le nombre de départs de ces très grands feux d’hiver (au nombre de 944) compte pour presque la moitié (47 %), le contraste entre les Alpes-Maritimes d’une part et les deux autres départements littoraux (Bouches-du-Rhône : 64 sur 412, et Var : 112 sur 390) est plus que curieux.

Le nombre de très grands feux d’hiver (ayant parcouru plus de 10 hectares) dans les Alpes-Maritimes (578) est impressionnant (60 % de tous les feux d’hiver de la région) et plus de deux fois le nombre de très grands feux d’été (251) de ce département.

Si la géographie des vallées encaissées et bien séparées et la faible démographie en dehors de la côte peut expliquer en partie les difficultés de détection et de lutte (et donc le nombre élevé de feux non maîtrisés à l’état de feu naissant), il est probable que le comportement des habitants des communes alpines en hiver peut être mis en cause.

Le graphique ci-dessous est la preuve que les mises à feu (mal maîtrisées) entre janvier et avril n’ont pas cessé et sont la cause de la persistance des sinistres avant la transhumance dans ce département où l’élevage ovin et caprin est toujours traditionnel.

 

Alpes-Maritimes : feux de plus de 10 hectares mois par mois

Alpes-Maritimes : feux de plus de 10 hectares mois par mois

Surfaces brûlées par département

Là encore il faut faire attention en comparant les 6 graphiques car l’échelle des ordonnées n’est pas du tout la même mais varie entre un plafond à 500 hectares dans les Hautes-Alpes et 30 000 hectares dans le Var.

Région PACA : Surfaces brûlées 04 et 05 (feux de plus de 10 hectares)

Région PACA : Surfaces brûlées 06, 13, 83 et 84 (feux de plus de 10 hectares)

Région PACA : Surfaces brûlées par département (feux de plus de 10 hectares)

On note surtout la présence de quelques années « pics » :

  • 2 incendies de plus de 1 000 hectares dans les Alpes-de-Haute-Provence en 1982 (1 959 hectares à Saint-André-les-Alpes) et en 2005 (2 013 hectares à Esparron-de-Verdon),
  • 2 feux de plus de 200 hectares dans les Hautes-Alpes en 1974 (274 hectares à Rémollon) et en 2003 (245 hectares à l’Argentière-la-Bessée),
  • 4 très grands feux en juillet et août 1986 dans les Alpes-Maritimes (1 118 hectares à Èze, 1 833 hectares à Bendejun, 3 402 hectares à Peymeinade et 1 846 hectares à Coaraze),
  • Quelques années noires dans les Bouches-du-Rhône (deux feux de plus de 2 000 hectares en 1979, un en 1982, deux en 1989 et deux en 1990, un en 1997, un en 1999, et celui de Rognac en 2016),
  • Les deux années très noires dans le Var (trois petits méga-feux de 9 600, 2 189 et 11 580 hectares en 1990, et trois autres en 2003 ayant parcouru respectivement 6 744, 5 646 et 2 726 hectares, sans oublier le récent feu de Gonfaron qui, en 2021, a brûlé à lui seul 6 832 hectares sur les 6 848 que les 72 feux ont parcouru cette année-là dans le Var,
  • Quant au Vaucluse, il n’a vécu que deux feux de plus de 500 hectares : celui de La Tour-d’Aigues (1 782 hectares en 1991) et celui de La Bastidonne (1 142 hectares en 2017).

Région PACA : Surfaces brûlées par département (feux de plus de 10 hectares)

Région PACA : Surfaces brûlées par département (feux de plus de 10 hectares)

Si l’on superpose les six courbes sur un même graphique (donc avec la même échelle des ordonnées), on constate en premier lieu l’importance des surfaces brûlées dans le Var, qui est bien sûr le département le plus boisé des six, suivi de près par les Bouches-du-Rhône, dont la surface boisée est pourtant trois fois moins importante mais qui est surtout composée de forêts périurbaines.

On constate également que, l’année noire varoise de 2003 mise à part et, dans une moindre mesure l’année 1986 pour les Alpes-Maritimes, les années « pics » sont les mêmes pour le Var et les Bouches-du-Rhône : 1979, 1982, 1986, 1989-1990 et 2016-2017, ce qui confirme la similitude de risque, mais aussi de stratégie de détection, d’attaque des feux naissants et de lutte, dans ces deux départements qui devraient servir de modèle pour tous les autres départements forestiers de France qui perçoivent aujourd’hui que la tendance des évolutions climatiques pourrait, dans un proche avenir, s’étendre au-delà de la zone méditerranéenne.

Il est même possible que ce retour d’expérience puisse être utile au massif des Landes de Gascogne qui, pour d’autres raisons, avait pris d’autres dispositions qui n’ont pas été suffisantes lors de leur année noire de 2022.

Mais qu’en a-t-il été en 2022 dans la zone Prométhée ?

Les incendies de 2022 de la zone Prométhée

Depuis le 1er janvier 2022 il y a eu 1 881 départs de feux dans les 15 départements de la zone méditerranéenne qui ont parcouru 15 835 hectares (chiffres issus de la base de données Prométhée en cours de validation au 27 décembre 2022).

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022

1 401 de ces incendies ont parcouru moins de 1 hectare et les 480 autres ont parcouru en tout 15 654 hectares.

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022 (plus de 1 hectare)

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022 (plus de 1 hectare)

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022 (plus de 10 hectares)

Zone Défense Sud : Feux de forêts en 2022 (plus de 10 hectares)

Les grands feux (de plus de 10 hectares) ont été au nombre de 128 et ont parcouru 14 625 hectares. Ils se sont répartis ainsi :

  • 26 feux en Corse ayant parcouru 1 719 hectares, dont 16 dus à la malveillance ayant brûlé 1 268 hectares,
  • 52 feux dans l’ancien Languedoc-Roussillon ayant parcouru 4 642 hectares, dont 16 dus à la malveillance ayant brûlé 3 165 hectares,
  • Ardèche et Drôme : 25 feux ayant parcouru 2 353 hectares, dont 6 dus à la malveillance ayant brûlé 1 350 hectares,
  • 25 incendies en Provence-Alpes-Côte d’Azur ayant parcouru 5 911 hectares, dont 5 dus à la malveillance ayant brûlé 285 hectares. Deux feux ont brûlé près de 4 000 de ces 5 911 hectares, celui de Graveson (Bouches-du-Rhône) provoqué par un train pour 1 452 hectares et celui d’Aiguines (Var) dû à un accident de travaux publics pour 2 500 hectares.

Région PACA : les 25 feux de plus de 10 hectares de 2022

Région PACA : les 25 feux de plus de 10 hectares de 2022

Le détail de ces 25 incendies de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est le suivant :

  • 8 feux, dont 5 en hiver, dans les Alpes-de-Haute-Provence (1 292 hectares),
  • 2 feux d’hiver dans les Hautes-Alpes (79 hectares),
  • 4 feux, dont 3 d’hiver, dans les Alpes-Maritimes (135 hectares),
  • 5 feux dont un seul en hiver, dans les Bouches-du-Rhône (1 618 hectares, dont les 1 452 du feu de Graveson déjà cité),
  • 6 feux, dont 1 en hiver, dans le Var (2 787 hectares dont les 500 d’Aiguines déjà cité),
  • et aucun dans le Vaucluse.

Région PACA : Seulement 6 feux de plus de 300 hectares de 2018 à 2022

Région PACA : Seulement 6 feux de plus de 300 hectares de 2018 à 2022

J’ai tendance à penser que la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, traditionnellement considérée (depuis Paris) comme dévastée par les feux tous les ans, a eu pas mal de chance depuis 2018 (seulement 6 feux de plus de 300 hectares, dont le « mégafeu » de Gonfaron d’août 2021 en cinq ans), mais aussi (et peut-être surtout) que sa stratégie de prévention, de détection et de lutte, et son dispositif « Guerre du feu », ont fait preuve de pertinence et d’efficacité.

Ceci dit, statistiquement, ça ne garantit rien pour demain. Croisons les doigts et surtout « TOUCHONS DU BOIS » !

L’avenir seul dira ce qu’il en sera et si ce livre aura quelque peu, d’ici dix ou vingt ans, contribué à l’objectif visé par son titre ambitieux « Et si nos forêts ne brûlaient plus ? »

[1] Pendant les 3 mois d’été de 1990, juillet-août-septembre, le Var a connu 212 départs de feux, dont 44 ont parcouru plus de 1 hectare et 13 plus de 10 hectares, presque tous dans le massif des Maures. À cette époque leurs causes n’étaient pas documentées.
[2] Et grâce aux pompiers et surtout aux membres du Comité Communal Feux de Forêts (CCFF) de Carnoules qui ont combattu la langue de feu qui a pénétré sur ma colline après avoir embrasé la crête toute la nuit.
[3] Les courbes de tendance (échelle logarithmique) sont similaires mais il faut noter que les échelles des ordonnées sont très différentes : 60 départs de feux a été en 1978 dans les Alpes-Maritimes alors que ce nombre a plafonné à 13 dans les Hautes-Alpes en 1989.

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